Les 4e visitent le Cinquantenaire et le Musée des Beaux-Arts de Bruxelles.

Enseignement Secondaire Latin -  Saint-Joseph CheneeNotre journée débute au Cinquantenaire, par une exploration de la maquette de Rome telle qu’elle était au IVe siècle. Nous repérons assez facilement quelques bâtiments caractéristiques comme le Colisée, le Circus Maximus et les autres édifices liés aux divertissements, ainsi que le Panthéon. Grâce aux explications de la guide, nous reconnaissons d’autres bâtiments dont les noms nous sont familiers. Nous nous rendons ensuite à la salle des Etrusques. Ces habiles artisans nous ont laissé des objets de bronze à la fois utilitaires et richement ornés : braseros, chandeliers, vaisselle,… cinquantenaire bruxellesLes fresques de Pompéi, peintes en trompe-l’œil à l’intérieur des maisons, incroyablement bien conservées car enfouies sous les cendres du Vésuve, suggèrent des effets de volumes et de profondeurs impressionnants. Quelques bustes sculptés nous montrent que les Romains aimaient se faire représenter et plaçaient même une certaine vanité dans leur image en faisant légèrement ‘retoucher’ la sculpture qui les figurait. La guide nous rappelle qu’une fois sculpté, le buste était peint au niveau des vêtements et des détails du visage. mosaique musee cinquantenaireNous admirons ensuite la superbe mosaïque de chasse du triclinios, un chef-d’œuvre monumental de 13 m sur 8,65 m ramené de Syrie et minutieusement reconstitué sur place. La reconstitution de la colonnade d’Apamée qui se trouvait dans l’avenue principale de la ville est un bel exemple de mélange des types architecturaux corinthien, ionique, et romain.

Musée Beaux Arts Bruxelles

Après avoir passé le temps de midi sur la Grand Place, nous nous rendons au Musée des Beaux-Arts pour un parcours mythologique parmi les œuvres exposées. Nous observons qu’au Moyen-âge la mythologie n’avait que peu de place vu qu’on lui préférait les légendes. Le très beau tableau de Vénus et l’Amour de Cranach, typique de la Renaissance, nous rappelle la fameuse histoire de ce petit dieu qui, piqué par des abeilles, vient s’en plaindre à sa beaux-arts-bruxellesmère ; celle-ci lui répond qu’il inflige lui-même de bien plus cuisantes blessures avec ses flèches ! La chute d’Icare, de Brueghel l’Ancien, est l’occasion de se souvenir de l’histoire de Dédale et Icare, enfermés dans le labyrinthe par Minos ; Pan et Syrinx de Jacob Jordaens, de la création de la flute de Pan après sa poursuite de la nymphe transformée en roseaux ; Le satyre et le Paysan, du même auteur, de la fable d’Esope racontant l’histoire du paysan qui soufflait le chaud (pour se réchauffer les mains) et le froid (pour manger son potage) ; Prométhée de Rombouts, de l’histoire de ce Titan qui fut puni par Zeus pour avoir fourni le feu aux hommes, mais délivré par Hercule ; Mars désarmé par Vénus de Jacques-Louis David, des amours coupables de ces dieux qui ridiculisèrent le pauvre Vulcain.

Une belle journée vécue par des élèves dont le comportement fut impeccable du début à la fin, dans les musées et dans la ville.

Pour les professeurs de latin,
Lise Delchambre.

Posté le 10 Décembre, 2010 by webmaster

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